les casinos virtuels, ils restent virtuels et ne dépendront

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les casinos virtuels, ils restent virtuels et ne dépendront

Message  edito le Lun 4 Fév - 16:48

C.P.M du 16 janvier 2008 Extrait des débats (p 15 et 16 de la séance de l’après-midi) :

FO : Il faut au minimum garantir le pouvoir d'achat des salariés.
Ils en ont perdu durant l'année 2007 et les estimations d'inflation 2008 avoisinent les 4 %.
Cela nous conduit à un seuil minimum de 4 % plus les 0,6 % perdus pour 2007.
Cela fait 4,6 % pour un simple rattrapage.

Spoiler:
Nous souhaitons que le pourcentage soit porté à 6 %.
Pourquoi 1,4 % de plus ?
Car le cataclysme annoncé par les Organisations syndicales patronales n'a pas eu lieu.
Il faut s'en réjouir.
Il y a un an, on nous expliquait que la terre allait trembler dans les casinos, qu'il y aurait une baisse de 20 à 30 % de l'activité, du chiffre d'affaires etc., en raison de l'instauration du contrôle aux entrées.
Un an après sa mise en place, le Texas poker commence seulement à se mettre en place et à générer des revenus tout à fait substantiels.
Et pourtant, le produit brut des jeux a augmenté de 3,8 %.
Ce n'est rien par rapport à l'an prochain, une fois que le déploiement du Texas poker sera important et une fois que les effets des mesures contenues dans le protocole auront atteint leur rythme de croisière.

A noter également le jackpot sur les machines à sous, et ce même avec les interdits et les mineurs en moins.
Tout le monde prédisait un manque à gagner de ces publics qui fréquentaient les machines à sous.
Résultat, le creux annoncé a intégralement été compensé par les nouvelles mesures contenues dans le protocole, sauf le Texas qui commence à se mettre en place au niveau national.
Dans le bilan statistique que les Organisations syndicales ont dû recevoir, qui a été transmis par le Ministère de l'intérieur, il suffit de constater la place prise par ce jeu dans les casinos qui l'avaient à titre expérimental durant 2007 pour constater que ce jeu est devenu la première source de revenus pour les jeux traditionnels en matière de produit brut.
Le cataclysme n'a donc pas eu lieu.
Les casinos sont plus riches que jamais.
Le produit brut des jeux a encore été battu de 3,8 %.
L'amiral Cot nous avait proposé d'augmenter les salaires minima en fonction de l'évolution du produit brut.
Ensuite, on était revenu à des considérations plus sérieuses ; fort heureusement, il n'a pas eu la bonne idée de le faire cette année car alors, il faudrait sortir le chéquier !

Autre cataclysme qui était censé avoir lieu, le tabac.
Les casinos devaient être réduits en fumée au 1er janvier 2008 ! Les oiseaux de mauvais augure nous annonçaient une baisse de 25 à 30 %, avec la disparition d'une clientèle liée au tabac.
Or, depuis le 1er janvier, non seulement la fréquentation et le chiffre des casinos n'ont pas reculé de 25 ou 30 %, mais au contraire, les casinos ne s'en portent pas plus mal, voire même reconquièrent une clientèle.
Le choc annoncé n'a pas eu lieu.
Les casinos se portent bien.
A partir du moment où il y a de bonnes nouvelles économiques et règlementaires, il est tout à fait normal que les salariés en voient la couleur.
Il est naturel qu'au-delà de la garantie du pouvoir d'achat qui, bon an mal an, nous a menés à 4,6 %, il y ait 1,4 % supplémentaire et que le pourcentage soit de 6 %.
Naturellement, nous considérons toujours d'actualité l'instauration d'un 13e mois conventionnel.
Le débat n'est pas clos.
Il ne suffit pas, pour la partie patronale, de faire comme si cette question n'existait pas pour qu'elle n'existe pas. Elle existe toujours. Elle s'impose.
Il va bien falloir en parler, comme il va bien falloir parler d'un autre sujet, celui des jeux sur Internet.

C'est le grand absent des débats.
Pourtant, on peut commencer à donner quelques informations.
Les syndicats patronaux ont entamé des négociations discrètes avec les pouvoirs publics, plus particulièrement avec le cabinet du Ministère de l'intérieur, afin d'obtenir des licences pour exploiter des casinos sur Internet.
Cela n'a jamais été évoqué sérieusement ici.
Or, ce qui se passe constitue un revirement par rapport à la législation actuelle.
Il y a un an, le gouvernement a fait voter par le Parlement l'interdiction de ce genre de chose.
Depuis, un virage à 180 degrés s'opère, qui est dangereux en termes de santé publique car il n'y a aucune garantie par rapport aux mineurs ou aux interdits de jeu.
C'est, aussi, un virage dangereux pour les employés.
En effet, qui peut sérieusement soutenir que, si un jour il y a des casinos virtuels sur Internet, la vie des employés et leurs salaires s'en porteront mieux ?
Il y aura un transfert de clientèle.
Les gens qui, aujourd'hui, font un certain nombre de kilomètres pour aller dans un casino resteront chez eux.
Il y aura une fréquentation moindre, les employés y perdront, mais pas les employeurs, car en termes de personnels, un casino virtuel sur Internet ne coûte pas cher, a fortiori quand il est immatriculé à Malte ! Il n'y a besoin de personnels et, accessoirement, les pouvoirs publics ne peuvent exercer aucun contrôle dessus, aucun contrôle sur le taux de redistribution, aucun contrôle sur la sincérité des logiciels etc.
Je ne parle même pas des communes qui, dans l'histoire, feront une croix sur leurs 15 %.

Bref, on prépare la dématérialisation d'une bonne partie du chiffre d'affaires des casinos, son transfert dans des paradis fiscaux et, accessoirement, la dématérialisation des feuilles de paye des employés avec, par voie de conséquence, celle d'une bonne partie des salariés.
Avec la même duplicité que pour la préparation d'un projet modifiant la réglementation, la partie patronale vient en réunion paritaire, ne parle jamais de ce problème et, ensuite, négocie avec les pouvoirs publics dans le dos des employés.

M. DECOUTERE.- Je remercie toutes les Organisations syndicales d'avoir fait des propositions chiffrées et claires. Monsieur Rousset a dressé un tableau de l'activité des casinos ces dernières années.
Je laisserai mes amis opérationnels répondent s'ils le souhaitent, notamment sur le tabac, puisqu'il est un peu tôt pour se prononcer sur son impact dans nos exploitations.
Sur les casinos virtuels, ils restent virtuels et ne dépendront pas de la branche CCN Casinos.
C'est un autre métier.
Si le sujet ne doit être débattu, il ne le sera pas ici.

edito
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