La ruée vers l'or des paris en ligne

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La ruée vers l'or des paris en ligne

Message  Invité le Ven 16 Mai - 22:30

La ruée vers l'or des paris en ligne.


Télés, casinotiers et groupes étrangers guignent les milliards des jeux sur Internet. Mais Sarko hésite encore à décréter l'ouverture d'un marché qui pourrait attirer les mafias...

DEPUIS plusieurs semaines, un site de paris sportifs, Livebetting, permet aux joueurs français de miser sur des matchs de foot, de tennis ou de basket.
En ligne, en direct et... en parfaite infraction avec les lois hexagonales régissant les jeux d'argent.
L'activité de ce site, installé à Malte, dirigé par Laurent Tapie (fils de Bernard) et contrôlé par le groupe de casinos Partouche, ne semble pas déranger le ministère de l'Intérieur.
Pour un pareil écart, Patrick Partouche, patron du groupe, avait été condamné, en 2007, à un an avec sursis (il a fait appel).
Tandis que le responsable (autrichien) de l'un des plus gros sites européens, Bwin, se retrouvait en garde à vue, interdit d'exercice en France.Petite indulgence envers le groupe Partouche, associé au ministre Bernard Laporte dans un casino et employeur d'Enrico Macias, inoubliable chantre des « filles de Sarkozy », place de la Concorde ? Interrogé à ce sujet, un spécialiste des courses et des jeux au ministère affirme tout ignorer de ce site. Du pur comique croupier.

Tripots sur Internet

Partouche, au fond, n'a fait qu'anticiper une décision de Sarko fiévreusement attendue : l'autorisation, pour des sociétés privées, de lancer des sites de jeux (casino, poker) et de paris sportifs accessibles à chacun depuis son ordinateur ou son téléphone.
Imminente, selon certains proches du Président, plus tardive (2009 ou 2010) pour d'autres, cette « ouverture » annonce la ruée vers l'or : selon le ministère de l'Economie, le montant potentiel des mises représente, en France, 10 milliards et pourrait tripler d'ici à vingt ans.
Lors du dernier tournoi de Bercy, la Fédération française de tennis a cité ce chiffre ahurissant : le montant des paris (français et étrangers) se situerait, pour cette seule épreuve, entre 500 millions et 1 milliard !La rentabilité attendue des tripots en ligne est telle que des dizaines d'investisseurs se préparent : gros casinotiers (Barrière, Partouche), groupes étrangers de jeu, télévisions (TF1, Canal Plus), opérateurs téléphoniques (Orange), producteurs (Stéphane Courbit, ex-roi de la téléréalité), groupes de presse (« L'Equipe »).
Beaucoup de ces ambitieux ont leurs entrées à l'Elysée et se livrent à un intense lobbying, tout en se réclamant de Bruxelles qui appelle à une libéralisation de cette activité.
Cette exaltante perspective mobilise aussi son lot de détracteurs, tout aussi énergiques.
Au premier rang, la Française des jeux et le PMU, dont les monopoles sont menacés, ainsi que les petits propriétaires de casinos et les municipalités (bénéficiaires d'une part des recettes) qui les hébergent.

Truands à l'affût

Autres adversaires résolus, des « experts » – psychiatres, criminologues, policiers ou magistrats –, inquiets des risques « addictifs » (accoutumance maladive) et des possibles suites criminelles (recyclage d'argent sale, arrivée des mafias) qu'engendrent ces activités si difficiles à contrôler.
Au point que les Etats-Unis ont renoncé à les autoriser sur leur territoire.En novembre 2006, Christian Estrosi, alors ministre de l'Aménagement du territoire et adjoint de Sarko à l'Intérieur, ne déclarait-il pas, à l'occasion de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance : « Une légalisation des jeux de casino (en ligne) entraînerait inévitablement une augmentation considérable de la consommation de jeux et des risques de blanchiment » ?
Ces arguments ne sont pas étrangers au coup de frein décidé, il y a peu, par Sarko et évoqué par l'hebdomadaire « Challenges » (7/5). Pressé par ses amis casinotiers – dont Dominique Desseigne, patron de Barrière et du Fouquet's, compagnon de route (et de jogging) depuis vingt-cinq ans –, le Président semble plutôt se ranger aux conclusions du rapport commandé à l'ancien ministre Bruno Durieux.
Lequel préconise une « ouverture prudente et progressive ».
Est-ce pour consoler les impatients ?
Plusieurs décisions récentes ménagent les rois du jeu. Ainsi, selon le projet de loi en cours de rédaction, la délivrance d'une licence de casino en ligne pourrait être liée à la possession d'une maison de jeux « en dur ».
Joli cadeau pour les tenanciers, en butte à une baisse de fréquentation estimée entre 10 et 15 %.

Signe supplémentaire de bienveillance pour les casinotiers, les inspecteurs des RG, chargés de surveiller les établissements, semblent lever le pied et réduire ostensiblement leurs contrôles.
Si cette « distraction » s'étend aux sites installés à Malte, Gibraltar ou Guernesey, la fête va continuer.

jean-François Julliard - Le Canard enchaîné 14 mai 2008

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Rapport Durieux

Message  François le Sam 17 Mai - 13:21

Bonjour à tous,

Le rapport Durieux sur l'ouverture du marché des jeux (en ligne) d'argent et de hasard est rendu public, il est visible à cette adresse:

http://www.premierministre.gouv.fr/IMG/pdf/04.23_Rapport_de_Bruno_Durieux.pdf

Bonne lecture..

François
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LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES

Message  mrc06 le Sam 17 Mai - 16:18

LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES




LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES

Groupe Barrière DESSEIGNE Dominique Président

Groupe Lucien Barrière BOINET Sven Président du directoire

Groupe Partouche PARTOUCHE Patrick Président

Groupe Partouche SEBAG Ari Directeur général

Groupe Partouche PAIRE Fabrice Secrétaire général

Groupe Tranchant TRANCHANT Georges Président

Groupe Viking LEBORGNE Luc Président

Syndicat des casinos de France ROGER Michel Président

Syndicat des casinos de France COT Jean-François Secrétaire Général

La ruée vers l'or en ligne.Les casinotiers guignent les jeux sur Internet, ils demandent moins de 10% de prélevement et se refusent à reverser leurs gains dans le produit brut des jeux, ce qui alimenterait la réserve de participation des employés de casinos en contre partie des pertes de salaires, et du pourcentage reversé aux municipalités



http://www.premierministre.gouv.fr/IMG/pdf/04.23_Rapport_de_Bruno_Durieux.pdf

_________________
@mitiés syndic@les

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mrc06
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