L'âge d'or des casinos est révolu:Les bandits manchots perdent la main

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L'âge d'or des casinos est révolu:Les bandits manchots perdent la main

Message  HOBBE le Sam 28 Aoû - 18:12

INFO PRESSE
Les bandits manchots perdent la main
L'âge d'or des casinos est révolu: plombés par les contrôles d'identité, l'interdiction de fumer et la situation économique, ils traversent une crise sans précédent.
Et, paradoxe, comptent sur le JEU en LIGNE pour se REFAIRE
Ce vendredi 13 août n'a pas porté chance à patrick Partouche.
Le roi des casinos bouclait ce jour-là son augmentation de capital; Il espérait lever 25 millions d'euros: il en a récolté...2,8 M€. MAUVAIS "cash game", dirait-on au poker;
Quant aux investisseurs qui ont acheté l'action à 2 euros, ils n'ont pas eu la baraka: le titre est tombé aux environs des 1,80 euro !
Dire qu'il y a deux ans le groupe avait refusé l'offre de rachat d'un promoteur bordelais qui en proposait 21.50 euro ! Isidore Partouche, le père de patrick, qui a crée la société en 1973, n'avait pu se résoudre à se séparer de cet empire ou travaillent près d'une centaine de membres de la famille...

Il doit aujourd'hui s'en mordre les doigts !

Alors que le groupe, lourdement endetté, doit faire face à une série de remboursements à partir de l'an prochain, une telle offre n'est pas près de se représenter.
Il lui faudra sans doute céder une partie de ses 47 établissements, dont beaucoup sont déficitaires. Mais les candidats au rachat ne se bousculent plus.
car Partouche n'est pas seul à déraper.

Dans le petit monde des casinos, rien ne va plus...

" tout le monde souffre", reconnait son FRERE ENNEMI, Dominique Desseigne, patron du groupe Barrière.

Numéro UN du secteur avec 37 établissements, le propriétaire des casinos de Deauville et d'Enghein, qui espère s'introduire en bourse cet automne, n'est pourtant pas le plus à PLAINDRE.

Vendredi dernier, après un semestre en baisse de 2,7%, il présentait même des résultats trimestriels en très légère progression (+0,5%).

Un quasi-exploit dans le secteur !. Car tous les casinotiers le disent: l'heure est grave.

" Nous traversons une crise sans précédent", confirme laurent Lassiaz, président du directoire du groupe JOA, troisième entreprise d'un secteur qui commence à compter ses morts.

la semaine dernière, la société française de casinos (trois établissements seulement: Chatelguyon, Gruissan et Port-la-nouvelle),déclarée en cessation de paiement en juillet, était mise en redressement judiciaire.

"Pour les petits indépendants, qui n'ont ni les moyens d'investir ni de se développer, la situation est particulièrement difficile", compatit Dominique Desseigne.

Songez qu'il n'y a pas si longtemps, c'était le JACKPOT GARANTI...

Les années 1990 ont été l'âge d'or, marqué par une série ININTERROMPUE de TAUX de CROISSANCE à DEUX CHIFFRES. Le BOUM commence à la fin des années 1980, sous l'impulsion de Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, qui libéralise le secteur et autorise les bandits manchots.

BINGO ! les salles de jeu, jusque-là réservées aux joueurs avertis, attirent désormais monsieur tout-le-monde. Et surtout madame. Car, comme à Las Vegas, les femmes, souvent d'un certain âge, se piquent au jeu et font le gros de la clientèle des machines à sous, lesquelles représentent jusqu'à 90% des revenus des casinos.

Toutes les municipalités qui le peuvent (il faut être classé en zone touristique, littorale ou thermale) se disputent l'implantation de ces établissements très lucratifs.

Avec 55% de prélèvements, dont 15 % vont directement aux communes, ce sont même de véritables poules aux oeufs d'or, qui peuvent représenter jusqu'à 30 à 40 % du budget de fonctionnment de la ville.

Les ouvertures se multiplient.
Dans certaines régions, c'est de la folies: avec deux établissements à Nice, deux à Antibes, trois à Cannes, la côte d'azur est en SURCHAUFFE.

Les deux poids lourds du secteur -patrick Partouche, avec ses casinos populaires et conviviaux, Dominique Desseigne et ses maisons Barrière, plus élitistes- s'engagent dans une course-poursuite frénétique. Quitte à s'endetter au-delà du raisonnable.
"Une bataille d'ego complètement folle, juge un de leurs concurrents. Leur principale motivation, c'était de ravir à l'autre la place de leader.
Dans les affaires, CE N'EST PAS UN BON MOTEUR."

Mais bientôt l'excitation retombe.Dès 2002, le marché commence à donner des signes de faiblesse. Les clients boudent, les recettes se tassent.

Fin 2007, première tuile: l'instauration du contrôle d'identité à l'entrée des salles de machines à sous (lutte contre le blanchiment oblige) met un sérieux coup de frein.

Janvier 2008: c'est l'interdiction de fumer.Une vraie claque.

"Quand un client gagne, il veut fumer.
Et quand il perd, il veut fumer aussi !", souligne Dominique Desseigne, convaincu que la prohibition du tabac a coûté de 10 à 15% de chiffre d'affaires au secteur.

La crise, évidemment, n'arrangera pas les choses.
"les habitués sont toujours là mais la mise moyenne est tombée de 30 à 20 euros, contaste le croupier d'une salle de jeu vendéenne, les clients jouent des petites pièces, achètent du temps de jeu..."

En deux ans, le chiffre d'affaires du secteur dégringole de 2,8 milliards à 2,3 milliards d'euros.
"On est revenu au niveau de 2001,alors que le nombre de casinos a explosé entretemps", soupire Georges Tranchant, le numéro quatre ( 16 casinos) .

Sur la totalité des salles de jeu françaises, 42 seraient aujourd'hui déficitaires, d'auprès une étude transmise par les casinotiers au ministère de l'intérieur.
"Il faut envisager une remise en cause complète de notre métier, affirme Laurent Lassiaz, dirigeant du groupe JOA.
Au rencart, les hangars à machines à sous.
"Aujourd'hui, le jeu ne suffit plus à lui-même,il faut le coupler avec les spectacles, des restaurants, des séminaires: bref, de l'animation".

Chez Joa, ces activités périphériques ont triplé en quatre ans et pèsent aujourd'hui 20% du chiffre d'affaires.
Le groupe, comme les autres, compte aussi sur le boom des jeux en ligne pour rebondir.

Le poker notamment, qui devrait attirer une nouvelle clientèle, plus jeune.
"Tout joueur de poker rêve de participer à un tournoi dans un casino avec des grands joueurs",estime Michel Abécassis, directeur éditorial de Winamax.

Sites et casinos ne seront donc pas adversaires mais complémentaires.
"nous avons besion les uns des autres", confirme Alexandre Dreyfus, patron de Chilipoker.

Mais dans ce nouveau métier ou le marketing est roi, les casinotiers traditionnels sauront-t-ils attirer le client? Cela reste à démontrer; la concurence est féroce.Les acteurs pillulent.

Mais les mises, pour l'instant , restent modestes.
Dans cette actuelle ruée vers l'or aussi, il y aura des gagnants et des perdants.
viking viking viking salut


Dernière édition par HOBBE le Lun 27 Sep - 13:37, édité 1 fois

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Les vieux casinos pleurent leur spendeur passée ?

Message  HOBBE le Dim 29 Aoû - 14:56

INFO PRESSE
JEUX EN LIGNE: BINGO !
Les vieux casinos pleurent leur spendeur passée ?. Les nouveaux sites de jeu affichent, eux, des résultats dépassant leurs prévisions depuis l'ouverture, début juin, du marché des paris sportifs par internet, puis celui du poker électronique. L'Arjel, l'autorité publique qui surveille le secteur, a publié mi-juillet des chiffres étonnants après un mois d'activité: 1,2 million de comptes " actifs " ( certains français en ayant ouvert plusieurs, cela représenterait seulement 800.000 joueurs ) et 83 millions d'euros pariés. La reprise du championnat de ligue 1 a confirmé le succès. " Les inscriptions continuent !", se réjouit Christophe Blot, responsable du site Sajoo.
Comment expliquer cette ruée ? D'abord par la publicité TOUS AZIMUTS. Ensuite par les cadeaux: des BONUS de 20 à 80 euros sur vos premiers paris. Les sites déjouent ainsi les difficultés des inscriptions: le législateur " protège " le joueur, qui doit envoyer une photocopie de sa carte d'identité au site avant de pouvoir utiliser sa carte bancaire et encaisser ses gains. La procédure est lourde, mais elle permet de vérifier l'âge et le statut ( le joueur ne doit pas être interdit de jeu dans les casinos ). Après le feu vert , c'est le paradis qui s'ouvre : evil: :evil Twisted Evil Evil or Very Mad Twisted Evil : des centaines de paris vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jusqu'à la dernière minute ! Le football est le sport roi ( la coupe du monde a généré une CINQUANTAINE de millions d'euros de paris ), mais il n'est pas le seul : le PMU en ligne a encaissé AUTANT, et le tournoi de tennis de Wimbledon s'en est tiré honorablement, avec 13,5 millions d'euros. En prime, une vingtaine de millions ont été misés sur d'autres matchs de foot, ou sur le rugby, le basket, le base-ball...
Chaque site a cultivé sa PROPRE STRATEGIE. Sajoo, lancé par le groupe Amaury (" L'Equipe " et " le Parisien " ), CIBLE les GROS JOUEURS. " Les mises moyennes sur notre site ont été de 300 euros par joueur sur le premier mois ", dit Christophe Blot. Le leader du marché, Betclic, vise monsieur-petit-joueur, celui qui parie pour s'amuser et épicer les soirées de foot-télé. " Le pari moyen s'établit à 7 euros ", dit Nicolas Beraud, fondateur du site, qui a pris un avantage écrasant sur ses concurrents. Cette filiale du groupe Mangas Gaming ( détenu à 50-50 par la holding de Stéphane Courbit et par la société des Bains de Mer de Monte-Carlo ) aurait en effet capté plus de 50% du marché et affiche 50 millions d'euros de chiffre d'affaires sur son premier mois d'activité. L'autre branche du groupe Mangas, Everest Poker, lutte pour la première place sur le créneau du poker, face au géant américain PokerStars et à Winamax, piloté par Patrick Bruel.
Un succès qui n'empêche pas les sites internet de se faire du mourron pour leur avenir: au niveau de taxation actuel ( l'Etat empoche 60% des commissions sur les paris sportifs, et environ 40% dans le poker ), les sites estiment que la rentabilité sera LONGUE à VENIR... VOIRE IMPOSSIBLE à TROUVER ! pale pale pale pale pale
Affaire à suivre....... viking viking viking salut

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